Le Brexit : quelles conséquences économiques sur la firme française ?

En vue du Brexit, pour espérer s’en sortir, la France doit s’en tenir à la relocalisation de certaines activités financières qui vont quitter la capitale anglaise. Toutefois les bénéfices, aléatoires, ne pourront pas compenser toutes les dépenses. Tous ceux qui ont voté pour le retrait du Royaume-Uni de l’UE n’ont manifestement pas prêté attention aux conséquences que cela pourrait avoir sur les entreprises françaises à l’étranger.

Les mises en garde concernant les conséquences économiques du Brexit

Les mises en garde sur les coûts économiques du Brexit ont souvent été incomprises par les électeurs britanniques. Cependant, cela n’empêche pas que les risques seraient importants pour l’économie britannique, mais pas seulement. En effet, les partenaires du Royaume-Uni seront aussi affectés, et les entreprises françaises à l’étranger en font partie. La non-présence de conséquences à court terme prédite par le Trésor britannique, la Banque d’Angleterre ainsi que de nombreux prévisionnistes a faussé l’opinion des électeurs concernant le Brexit. C’est cette même non-connaissance de causes de la part des intéressés qui a causé l’affaire concernant Julien Vautel et son entreprise. Pour en savoir plus sur cette affaire assez particulière, vous pouvez retrouver les informations nécessaires sur le web. Mais pour en revenir au Brexit et à ses conséquences économiques sur la firme française, même si les effets à long terme ont été étudiés, cela ne signifie pas forcément qu’il n’y aura aucun imprévu en cours de route. Il faut, de ce fait, toujours faire attention aux mises en garde. Mais quelles sont les conséquences économiques à long terme du Brexit pour le Royaume-Uni et ses associés du reste de l’Union européenne ?

Les conséquences économiques du Brexit pour le Royaume-Uni et ses partenaires du reste de l’UE à long terme

Sur le long terme, la séparation du Royaume-Uni de l’UE se présenterait, sur le plan économique, par une perte permanente d’environ 4 % de PIB et ce, pas seulement pour l’Angleterre, mais aussi ses partenaires. Les évaluations des autres centres d’expertise présentent la même analyse. Le coût économique du Brexit est aussi attendu sur le long terme par une baisse du niveau de vie par rapport à l’hypothèse de maintien dans l’Union européenne. En outre, d’un point de vue économique également, le retrait de l’UE du Royaume-Uni s’analyse notamment comme le rétablissement d’obstacles aux échanges entre le pays et ses partenaires de l’UE ainsi que le reste du monde. Et c’est ce qui affectera le plus aussi les entreprises françaises à l’étranger. Il y aura particulièrement le rétablissement de droits de douanes, de procédures douanières et normatives aux frontières et, bien évidemment, beaucoup d’autres. Les analyses sont fermes, ces barrières à l’échange pourraient conduire à une perte de revenu et de bien-être. Il y aura également des effets dynamiques négatifs pour la firme française.

L’aéronautique très affectée

Depuis presque deux (2) ans, la firme française qui est spécialisée dans l’aéronautique a commercialisé avec les Anglais pour une somme de plus d’un milliard d’euros, et plus de 50 % de ces transactions concernent la région de Haute-Garonne. Les articles vendus par les entreprises françaises en Angleterre sont principalement issus de la construction aéronautique et spatiale, des industries agroalimentaires, de la pêche, la sylviculture, mais aussi de l’aquaculture. Il faut noter aussi que le Royaume-Uni est l’un des premiers marchés touristiques internationaux pour beaucoup de partenaires.

De ce fait, l’aéronautique, et bien sûr Airbus, est très touchée par le Brexit. Mais au moins, le constructeur européen a anticipé les conséquences depuis quelque temps en augmentant, entre autres, ses stocks pour les imprévus. Ainsi, une liaison aérienne entre l’Angleterre et Toulouse a été mise en place. Les plus touchées seront les sous-traitants, les plus petits, étant donné qu’ils n’ont pas forcément les ressources nécessaires pour se préparer aux changements apportés par le Brexit. Mais avec le Brexit, le Royaume-Uni est celui qui a le plus à perdre étant donné qu’il se prive d’un marché très lucratif au niveau international.

Le secteur du vin à Toulouse plus ou moins touché

L’un des secteurs touchés par le Brexit en région de France c’est celui de la viticulture. En effet, récemment, pas moins de 350 entreprises françaises spécialisées en vin ont exporté environ une centaine de millions d’euros de marchandises vers le Royaume-Uni, et 23 % des vins français qui sont exportés viennent de la région de Toulouse, d’après de nombreux chiffres. Ce serait alors normal que certains entrepreneurs soient inquiets. Avec les changements qui vont arriver avec le Brexit, il pourrait y avoir à peu près une chute de 50 % de ventes. Cependant, même si 20 % de chiffres d’affaires de certains vignerons se font principalement à l’étranger, il y a ceux qui restent toujours sereins étant donné qu’ils seront préparés à toutes les éventualités d’après eux. Le plus inquiétant concernant ce secteur s’agirait aussi des appellations, parce que selon quelques dires, d’ici quelques années, l’Angleterre pourrait ne plus être associé aux labels comme AOP ou IGP.